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Plus que n'importe quelle autre, l'espèce humaine transforme son environnement. Cette capacité peut avoir comme conséquence à la fois le meilleur et le pire. Depuis quelques décennies, notre croissance a des impacts de plus en plus grands sur l'écosphère. Des problèmes majeurs, réchauffement climatique, pollution, épuisement des ressources, menacent désormais la survie de nos sociétés. Devant l'ampleur du défi qui nous attend au cours des prochaines années, nous appelons dès maintenant tous les individus, groupes, organismes, partis, tous ceux inquiets devant la gravité de la situation et conscients de l'urgence d'agir, à former une grande coalition qui travaillera à assurer des conditions de vie saines et durables, afin de permettre à l'humanité d'atteindre le 22e siècle.


Les vraies affaires

fuméeDans la présente campagne électorale, un parti en a fait son slogan, mais tous se targuent d’en parler.  L’économie, l’emploi, la santé, des thèmes qui reviennent à chaque élection.  Bien sûr, on ressort aussi un classique : l’ombre, la promesse ou la menace d’un référendum.  Et en prime cette année, une charte des valeurs dont on voulait faire un cheval de bataille, mais qui finalement semble plutôt tirer de la patte.

Malgré cette prétendue préoccupation des vraies affaires, on assiste en fait comme toujours à une pluie de promesses dans le but de gagner la faveur des électeurs.  Au cours de cette parade nuptiale, les vraies « vraies affaires » semblent malheureusement occultées.

Par exemple, la commission sur les enjeux énergétiques du Québec, après avoir tenu ses audiences l’automne dernier et avoir reçu plus de 400 mémoires, a publié son rapport à peu près en même temps que le déclenchement des élections.  Bien qu’il s’agisse d’un sujet de première importance, presque personne n’en a parlé.  On trouvait pourtant dans ce rapport étoffé de nombreuses propositions intéressantes visant à réduire notre consommation de combustibles fossiles et nos émissions de gaz à effet de serre.

À l’échelle de la planète, les alarmes se succèdent pour nous avertir des dangers des changements climatiques, de la pollution de nos milieux de vie, de l’épuisement des ressources. Sur un horizon d’à peine quelques décennies, des bouleversements majeurs menacent nos sociétés, au point d’en compromettre la pérennité.

Ignorants ces questions pourtant cruciales, nos politiciens continuent à mener des campagnes d’un autre siècle, prodigues de promesses, faisant miroiter la prospérité pour tous.  Chacun semble oublier que ce qui rendrait possible cette éventuelle prospérité est en train de disparaître, à un rythme si inquiétant qu’il devrait nous convaincre de nous engager en toute priorité à préserver la santé et la durabilité du monde dans lequel nous vivons.

Que les humains puissent se nourrir, disposer d’eau potable, d’un climat et d’un environnement sains, ne sont-ce pas là les vraies affaires ? Mais bon, il faut gagner les élections ; ne parlons que des choses dont les gens veulent entendre parler.


Rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec

La Commission sur les enjeux énergétiques du Québec vient de publier son rapport.  Ce dernier a été élaboré à partir des commentaires, opinions et recommandations des citoyens, des organisme et des entreprises qui ont participé aux consultations publiques qui se sont tenues du 4 septembre au 11 octobre 2013.   La commission a reçu plus de 460 mémoires (consulter le notre) et a permis à plus de 800 personnes et organismes de s’exprimer. Au total, 3 600 propositions ont été reçues.


Édition 2014 du Grand Prix Alternatif

Voiture solaire Esteban

Voiture solaire Esteban

Une nouvelle édition du Grand Prix Alternatif se tiendra au début du mois de juin prochain.

Rappelons que cet événement vise à sensibiliser la population aux effets néfastes des moyens de transport utilisant les combustibles fossiles et à présenter des solutions de rechange à ceux-ci.

Si vous désirez participer à l’organisation de cet événement, vous êtes invités à nous contacter à gpa@co22.org


Journée sans achat : campagne Un cadeau pour la Terre

boule_noel_terreÀ l’occasion de la Journée sans achat, vendredi le 29 novembre 2013, le Réseau québécois pour la simplicité volontaire, en collaboration avec les AmiEs de la Terre de Québec, le Réseau Transition Québec et la Coalition Objectif 22, lance sa campagne Un cadeau pour la Terre.

On profite souvent de la fête de Noël pour témoigner notre amour, notre amitié ou notre reconnaissance à ceux qui nous entourent en leur offrant un cadeau.  Cette année, si l’on remerciait celle qui depuis toujours nous héberge, nous abreuve, nous nourrit, qui nous fournit la matière de tout ce que nous consommons ?  Si l’on faisait un cadeau à celle qui donne sans compter, qui est unique et surtout irremplaçable ?

Si elle pouvait parler, elle nous demanderait fort probablement de lui accorder un peu de répit.  Car depuis des années, nous exigeons de plus en plus d’elle, abusant de ses ressources pourtant immenses.  Nous l’exploitons à outrance, la surchargeons, la polluons, perturbons le complexe équilibre qui y permet la vie, au point où celle-ci apparaît désormais menacée. Aujourd’hui, les espèces végétales et animales disparaissent à un rythme inquiétant, alors que les changements climatiques s’intensifient, au risque d’entraîner de graves perturbations tant aux écosystèmes qu’à nos sociétés humaines.

Par notre quête avide de biens et de confort, nous épuisons notre planète, oubliant qu’il n’y en aura pas d’autre lorsqu’elle ne pourra plus nous supporter.

Quel cadeau pourriez-vous faire à la Terre cette année ?  Jusqu’au 23 décembre prochain, partagez vos idées et suggestions en laissant un commentaire sur le site de la campagne ou sur sa page Facebook.

 


Élections municipales : notre choix

VoteDepuis plus d’un an, la commission Charbonneau met au jour la corruption qui avait cours dans certaines administrations publiques et qui avait été à bien des endroits érigée en véritable système.

Pots de vin, collusion, malversation, menaces faisaient malheureusement trop souvent partie des affaires courantes.  Si la plupart des citoyens se doutait depuis longtemps de l’existence de telles pratiques, leur ampleur en a surpris plus d’un.  Devant ces révélations, on ne peut qu’être choqué, car il s’agit de fonds publics, devant servir au bien-être des citoyens, qui ont été scandaleusement détournés.  Il devient tentant de tomber dans le cynisme et de condamner globalement toutes les administrations. Ils sont tous pareils, l’un ne vaut pas mieux que l’autre, entend-on souvent dire au sujet des politiciens. Les sondages d’opinion placent d’ailleurs souvent ceux-ci au bas de l’échelle de confiance de la population.

Par colère ou par dégoût, on se désintéresse de la politique. Mais n’est-ce pas plutôt lorsque les choses vont mal qu’il faut suivre celles-ci de plus près et bien choisir nos représentants ? (suite…)


Le Canada de Stephen Harper : leader environnemental ou puissance pétrolière ?

Leona Aglukkaq, ministre fédérale de l'environnement

Leona Aglukkaq, ministre fédérale de l’environnement

Le 27 septembre dernier, en réaction à la publication du rapport du GIEC sur les changements climatiques, Leona Aglukkaq, ministre fédérale de l’Environnement, a soutenu que le Canada jouait un rôle de leader en matière de lutte aux changements climatiques.
S’agit-il d’une blague ?  Ou bien Mme Aglukkaq, Stephen Harper et les conservateurs évoluent-ils dans un univers parallèle ?

Afin de mieux saisir la portée de l’engagement des conservateurs dans leur lutte contre les changements climatiques, je suggère la lecture du mémoire que leur chapitre provincial vient de soumettre à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, qui tient ses audiences jusqu’au 11 octobre prochain.

On y apprend que les conservateurs, qui déclarent d’entrée de jeu favoriser l’économie de marché, font preuve d’un net biais pour les énergies fossiles. (suite…)


Ce que consommateur veut…

Un instrument de changement

Un instrument de changement

La firme Nielsen a récemment mené une vaste enquête visant à comprendre comment les consommateurs percevaient et encourageaient l’engagement responsable des entreprises.  Réalisé auprès de 29 000 personnes réparties dans 58 pays, ce sondage a permis d’apprendre que 50 % des consommateurs tiennent à récompenser, par le choix de leurs achats, les sociétés engagées socialement et dans le développement durable.

Cette attitude est en progression dans toutes les tranches d’âge de la population. Bien que plus forte chez les moins de trente ans, elle a, parmi les 40 à 54 ans, augmenté de 38 à 50 %  en deux ans.

L’engagement du consommateur en faveur des entreprises socialement responsables semble donc une tendance forte et irréversible partout sur la planète ; les entreprises doivent s’adapter pour y répondre. (suite…)


Étude des résultats de la taxe sur le carbone en Colombie-Britannique

L’introduction en 2008 d’une taxe sur le carbone par le gouvernement de la Colombie-Britannique avait soulevé la controverse. Cinq ans plus tard, une analyse de l’organisme Sustainable Prosperity a comparé la consommation de carburants, les émissions de gaz à effet de serre et le produit intérieur brut entre la Colombie-Britannique et le reste du Canada.  Les résultats démontrent qu’en Colombie-Britannique la consommation par habitant des carburants sujets à la taxe a diminué sur cette période de 19 % par rapport au reste du Canada, tandis que l’économie de la province suivait la même évolution qu’ailleurs au pays. (suite…)


Une nouvelle technologie éolienne

éolienne SaphonianS’inspirant des voiles des navires, Saphonian, une entreprise Tunisienne, a conçu une éolienne qui fonctionne sans pales, ni aucune pièce rotative.

Cette nouvelle technologie pourrait produire jusqu’à deux fois plus d’énergie que les éoliennes actuelles, tout en étant près de moitié moins coûteuse.  De plus, contrairement aux turbines à pales, son opération ne génère aucun bruit et elle est inoffensive pour les oiseaux. (suite…)


Le temps d’agir

Les études sur le climat se suivent et se ressemblent, sauf pour le fait qu’elles sont de plus en plus inquiétantes. Ainsi, la Banque mondiale a récemment publié un rapport réalisé pour elle par le Potsdam Institute for Climate Impact Research et Climate Analytics, qui souligne la gravité des problèmes que les changements climatiques amèneront.

Comme impacts probables d’une éventuelle hausse de la température mondiale de 2 degrés Celsius, on mentionne entre autres des pénuries alimentaires récurrentes en Afrique sub-saharienne, des régimes des précipitations changeants en Asie du Sud, laissant certaines régions sous l’eau et d’autres à court d’eau pour la production d’électricité, l’irrigation ou l’eau potable, la dégradation et disparition de récifs coralliens en Asie du Sud-Est provoquant des réductions des stocks de poissons et rendant les communautés et les villes des zones côtières plus vulnérables aux tempêtes toujours plus violentes… (suite…)


Grand Prix Alternatif 2013

Au chapitre des transports, l’automobile a été la reine du 20e siècle. Symbole de liberté, de puissance, de réussite, elle a facilité les déplacements et contribué à façonner nos paysages urbains en permettant le développement de vastes banlieues. On sait désormais que son utilisation est une source importante de gaz à effet de serre, qui cause un réchauffement climatique de plus en plus inquiétant. Ici au Québec, les transports sont responsables d’un peu plus de 40% des émissions de GES.

Nous devons donc maintenant nous tourner vers d’autres sources d’énergie pour propulser nos véhicules, nous devons partager nos moyens de transport, nous déplacer moins, nous déplacer autrement.

Afin de proposer des solutions concrètes aux enjeux environnementaux liés aux transports, la Coalition Objectif 22 et de la Maison du développement durable organisent, en partenariat avec Équiterre et le Fonds mondial pour la Nature (WWF), la première édition du Grand Prix Alternatif, le samedi 1er juin de midi à 17 h.

Au programme, présentation d’options de rechange à l’automobile, de véhicules verts et de prototypes conçus par de futurs ingénieurs québécois, essais de véhicules électriques, conférences sur des thèmes innovateurs en transport, jeu-questionnaire et prix à gagner.

L’événement se déroulera à la Maison du développement durable, au 50, rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, et en face sur l’Esplanade Clark du Quartier des spectacles (métro Saint-Laurent). Réservez votre place pour les conférences à comm@lamdd.org. L’entrée est gratuite pour toutes les activités !

Pour plus de détails, consultez le site du Grand Prix Alternatif et suivez-le sur sa page Facebook.

 


L’énergie la plus propre

Nous avons parlé récemment des énergies renouvelables —solaire, éolienne, hydrolienne—   moins dommageables pour l’environnement que celle obtenue au moyen des combustibles fossiles. Bien que plus propre, la production d’énergie à partir de ces sources n’est pas sans impact sur l’environnement.

Ainsi, la construction d’un barrage hydro-électrique exige des quantités énormes de combustibles pour faire fonctionner la machinerie lourde requise, produire le ciment et générer l’électricité utilisée sur les chantiers.  Ces travaux de grandes envergures modifient de façon importante le territoire (dérivation de rivières, inondation de vastes zones), ce qui n’est pas sans conséquences sur les milieux naturels. La fabrication et l’installation d’éoliennes nécessitent des ressources naturelles et de l’énergie.  Il en est de même pour les panneaux solaires photo-voltaïques.

L'énergie la plus propreMême si la production d’énergie à partir de sources renouvelables présente un bilan environnemental meilleur que celle obtenue du carbone, ce bilan n’est pas nul. En fait, il existe une seule énergie propre à 100% : celle que nous ne consommons pas !

Les Québécois sont les deuxièmes plus gros consommateurs d’électricité au monde.  Et nous dépensons environ 14 milliards $ par année en pétrole.  À l’échelle mondiale, la demande en énergie va croissante, alors que cette énergie est produite en majorité à partir de combustibles fossiles, des sources non renouvelables et dont l’utilisation est une cause avérée des changements climatiques.  Même s’il est encourageant de constater une croissance de la production d’énergie à partir de sources renouvelables, il s’agit encore d’une très faible proportion par rapport à la production totale.  Et comme cette dernière augmente sans cesse, on continue de brûler plus de charbon, de pétrole, de gaz… (suite…)


La pile du futur ?

Deux scientifiques de l’université de Californie à Los Angeles ont créé par hasard une pile super-puissante et biodégradable.  En cherchant une façon de fabriquer du graphène,  Richard Kaner et Maher El-Kady ont mis au point une nouvelle pile flexible, très puissante et biodégradable qui pourrait alimenter des appareils électriques portables et même des voitures.

Ce «super-condensateur» pourrait éventuellement charger un téléphone en trente secondes ou une voiture électrique en quelques minutes.

Composé d’atomes de carbone, le graphène est présentement le meilleur conducteur électrique connu.   Ce matériau rend le super-condensateur totalement biodégradable,  un net avantage sur les piles habituelles qui contiennent des métaux et des éléments chimiques toxiques.

Lire l’article sur Slate.fr  ainsi que celui de Nature.