Simplicité volontaire et élections municipales à Montréal

La simplicité volontaire (SV), comme telle, ne privilégie aucun parti politique, pas plus qu’aucune religion bien évidemment. Mais les valeurs mises de l’avant par la SV ont plus d’affinités avec certaines prises de positions ou avec certains programmes qu’avec d’autres. En particulier avec tout ce qui place l’être humain et la communauté citoyenne au cœur des préoccupations.

À ce titre, je n’ai jamais hésité à prendre position dans les débats publics, en faisant bien la distinction entre mes choix personnels (inspirés par les valeurs de simplicité, de justice, de fraternité et de nonviolence qui m’animent) et ceux des groupes auxquels j’appartiens (comme le Réseau québécois pour la simplicité volontaire et plusieurs autres).

Ce qui suit est donc ma position personnelle dans les élections municipales qui se dérouleront à Montréal dans quelques jours. Ce choix en faveur de Projet Montréal et certaines des raisons qui le motivent est suivi de deux analyses éclairantes produites par Paul Cliche, militant social, syndical et politique depuis près d’un demi-siècle à Montréal et qui a lui-même déjà été conseiller municipal montréalais sous l’administration du RCM.

Ma prise de position en faveur de Projet Montréal

Au terme de la campagne électorale, voici pourquoi je crois qu’il faut voter en faveur des candidatEs de Projet Montréal, fondé il y a un peu plus de 8 ans par Richard Bergeron.

J’ai vu naître et grandir le parti, à partir de rien du tout sinon la volonté de s’impliquer politiquement pour bâtir une ville qui soit centrée sur la qualité de vie de ses habitants. D’être maintenant le seul parti politique montréalais à pouvoir présenter des candidatEs à tous les postes en élection est déjà une réalisation remarquable.

Projet Montréal a une vision de la ville qui dépasse le déneigement des rues et le ramassage des ordures. Pour Projet Montréal, une ville n’est pas d’abord une entreprise de services mais elle est surtout un milieu de vie pour ses citoyenNEs: d’où l’importance du verdissement des quartiers, de la sécurité autour des parcs et des écoles, des occasions et des lieux de rencontres, des mesures d’apaisement de la circulation.

Projet Montréal est aussi un parti visionnaire, qui se préoccupe du long terme et pas seulement des échéances électorales dans le but d’être réélu: il annonce clairement ses objectifs et il a l’audace de les réaliser quand il est porté au pouvoir (comme on l’a vu dans le Plateau Mont- Royal), ce à quoi les vieux partis ne nous ont guère habitué!

Et Projet Montréal est un parti qui sait administrer de manière rigoureuse et responsable. Non seulement il est le seul parti montréalais à ne pas avoir été touché par les scandales de la corruption et de la collusion, mais surtout, il a démontré son efficacité dans les deux arrondissements où il est au pouvoir depuis quatre ans: le Rosemont-Petite Patrie du maire François Croteau et le Plateau Mont-Royal du maire Luc Ferrandez. Ce dernier a réussi à éponger le déficit de 4 millions de dollars dont il avait hérité, tandis que Rosemont-Petite Patrie a généré un surplus d’au moins un million de dollars à CHACUN de ses quatre exercices financiers,surplus qui a été réinvesti dans l’amélioration du quartier l’année suivante. Et la nouvelle bibliothèque Marc Favreau (près du métro Rosemont), un projet de 16 millions de dollars, a été réalisé sans aucun délai ni aucun dépassement de coût!!!

Quant aux reproches qu’on fait souvent à Richard Bergeron et à Projet Montréal (idéalistes mais irréalistes, projets visionnaires mais coûteux comme le tramway, manque de charisme, etc.), j’ai eu plusieurs fois l’occasion de mesurer leur peu de consistance. Je préfère (et de loin) élire des candidatEs qui ont un idéal plutôt que de simples intérêts ou calculs électoraux; les coûts, avantages et bénéfices du tramway doivent être évalués dans leur ensemble et non être réduits à une simple comparaison du coût par kilomètre (comme le montre éloquemment le professeur Luc Gagnon dans le Devoir du 28 octobre « Le tram moderne pour corriger l’échec de l’autobus » http://www.ledevoir.com/politique/montreal/391086/le-tram-moderne-pour-corriger-l-echec-de- l-autobus); et nous devrions élire comme maire la personne la plus compétente et non pas la plus populaire ou la plus médiatique!

Pour une ville différente, progressiste et citoyenne, je vous invite à voter pour Richard Bergeron et les équipes de Projet Montréal dans chacun de vos arrondissements.

(Publié dans Les 7 du Québec le 31 octobre 2013)

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